Le Sénégal a relevé ses prévisions de production pétrolière pour l’année 2025 sur le champ offshore de Sangomar, opéré par l’australien Woodside Energy Group. Le ministère de l’Énergie a annoncé lundi que le volume attendu atteindrait 34,5 millions de barils, contre une estimation initiale de 30,53 millions.
Situé au large des côtes sénégalaises, Sangomar constitue l’un des projets énergétiques les plus stratégiques du pays. Sa mise en exploitation en 2024 a marqué l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs de pétrole, aux côtés de son voisin la Mauritanie, également engagé dans le développement de ressources offshore.
Ce relèvement des prévisions témoigne d’une montée en puissance plus rapide qu’attendu de la production, alors que Dakar mise sur ses nouvelles ressources énergétiques pour diversifier son économie et accroître ses recettes publiques. Le secteur pétrolier est perçu comme un levier majeur de croissance et de développement, bien que des voix s’élèvent pour alerter sur les risques liés à la dépendance aux hydrocarbures.
Le champ de Sangomar, développé en partenariat entre Woodside et la société nationale Petrosen, doit à terme produire à pleine capacité environ 100 000 barils par jour. Pour l’État sénégalais, il s’agit d’un enjeu économique et géopolitique crucial, dans un contexte où la compétition pour l’exploitation des ressources offshore s’intensifie en Afrique de l’Ouest.
Les autorités affirment que ces nouvelles perspectives de production renforceront les recettes budgétaires et permettront de soutenir des investissements dans les infrastructures et les services publics, tout en appelant à une gestion prudente afin d’éviter le « piège de la rente » qui a freiné le développement de plusieurs pays producteurs de pétrole.