Lufthansa à la traîne en Europe, le groupe allemand mise sur 2026 pour relancer la machine (AP)
Lufthansa à la traîne en Europe, le groupe allemand mise sur 2026 pour relancer la machine (AP)

Le groupe aérien allemand Lufthansa a promis de commencer à concrétiser son ambitieux plan de redressement à partir de 2026, après une période marquée par des turbulences opérationnelles et financières. Malgré un redressement partiel de son cours de Bourse, la compagnie peine encore à rattraper ses grands concurrents européens, dans un secteur toujours sous pression.

Sur les six derniers mois, l’action Lufthansa a progressé d’environ 26 %, une performance notable mais inférieure à celle d’autres compagnies européennes. Les investisseurs demeurent prudents, freinés par des inquiétudes persistantes liées à la hausse des coûts, aux tensions sur le marché du travail et à la capacité du groupe à restaurer durablement sa rentabilité.

Lufthansa fait également face à un environnement international moins favorable. La faiblesse du trafic transatlantique, un segment clé pour les grandes compagnies européennes, pèse sur ses résultats et complique ses ambitions de croissance à l’échelle mondiale, selon les analystes du secteur.

Dans ce contexte, le groupe allemand mise beaucoup sur sa stratégie d’expansion en Italie, notamment à travers sa participation dans ITA Airways. Le succès de ce pari dépend en grande partie de la modernisation de l’aéroport de Rome-Fiumicino, appelé à devenir un hub central pour renforcer la présence de Lufthansa en Europe du Sud et capter de nouveaux flux de passagers.

La direction assure que les bases du redressement sont en place, mais reconnaît que les effets tangibles ne se feront sentir qu’à moyen terme. La stabilisation des relations sociales, la maîtrise des coûts opérationnels et l’amélioration de la ponctualité figurent parmi les priorités affichées pour restaurer la confiance des clients et des marchés.

Après plusieurs années agitées, Lufthansa joue donc une partie décisive. Si le groupe parvient à tenir ses engagements à partir de 2026, il pourrait combler une partie de son retard sur ses rivaux européens. À défaut, la patience des investisseurs, déjà mise à rude épreuve, pourrait continuer de s’éroder.

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