L’Inde a décidé samedi de plafonner les tarifs aériens, alors que la crise frappant la compagnie IndiGo, la plus grande du pays, continue de perturber massivement le trafic aérien. Pour le cinquième jour consécutif, des centaines de passagers se sont retrouvés bloqués devant les aéroports de Bengaluru et de Mumbai, après l’annulation de 385 vols par la compagnie.
InterGlobe Aviation, maison mère d’IndiGo, traverse une situation de plus en plus critique. Les annulations massives ont entraîné un engorgement spectaculaire dans les terminaux, où des files interminables de voyageurs exigeaient des explications et des solutions de remplacement. Les autorités aéroportuaires ont été contraintes d’intensifier leurs dispositifs d’accueil afin de gérer l’afflux.
Face à cette crise persistante, le gouvernement indien a annoncé un plafonnement temporaire des prix des billets d’avion pour éviter une flambée tarifaire, certains transporteurs ayant commencé à augmenter leurs tarifs sur les routes touchées par les annulations. Les autorités ont justifié cette mesure par la nécessité de protéger les consommateurs et de garantir l’accès au transport aérien dans un contexte chaotique.
Cette série d’annulations, l’une des plus importantes qu’ait connues IndiGo, met en lumière les failles opérationnelles de la compagnie, dont la flotte et l’organisation interne sont soumises à une pression grandissante. Les voyageurs, excédés, réclament des explications claires et une prise en charge plus efficace, tandis que le gouvernement presse IndiGo de rétablir rapidement un service normal.