Le Botswana a annoncé vendredi l’entrée en vigueur d’une nouvelle règle de participation locale obligatoire pour les projets miniers, exigeant que 24 % des parts de toute nouvelle concession soient détenues par des investisseurs locaux si le gouvernement choisit de ne pas les acquérir lui-même.
Cette mesure, présentée initialement dans un projet de loi l’an dernier, vise à renforcer la participation nationale dans le secteur minier, pilier central de l’économie du pays. Le ministère des Mines a précisé que cette politique s’appliquerait désormais à toutes les nouvelles exploitations, qu’il s’agisse de mines de diamants, de cuivre, de charbon ou d’autres ressources naturelles.
Le Botswana, deuxième producteur mondial de diamants après la Russie, cherche depuis plusieurs années à accroître les retombées économiques locales de son industrie minière, longtemps dominée par des multinationales étrangères, notamment le géant De Beers.
Selon les autorités, cette réforme permettra non seulement de stimuler la création d’emplois et les investissements locaux, mais aussi de favoriser le transfert de compétences et d’assurer une meilleure redistribution des revenus issus des ressources naturelles.
Le gouvernement a ajouté qu’il continuerait à détenir la possibilité d’acheter directement la participation dans tout nouveau projet, mais que, dans le cas contraire, les parts devront être proposées à des entreprises ou citoyens botswanais.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du pays visant à diversifier son économie et à renforcer son autonomie face aux fluctuations du marché mondial des matières premières.