L’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) continue de se déployer dans les établissements scolaires français. Selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, trois élèves sur quatre ont participé à au moins une séance au cours de l’année scolaire 2025-2026, contre seulement 15 % en 2022. Une progression importante, même si la mise en œuvre du dispositif reste très inégale entre le primaire et le secondaire.
À l’école maternelle et élémentaire, le programme est désormais largement installé. Le ministère indique que 95 % des élèves ont bénéficié d’au moins une séance cette année et que près des deux tiers ont suivi les trois séances prévues par les textes. Cette dynamique témoigne, selon Édouard Geffray, d’une forte mobilisation des équipes pédagogiques dans le premier degré.
Un renforcement de la formation des enseignants annoncé
La situation est plus contrastée dans les collèges et les lycées. Seuls 25 % des collégiens et 15 % des lycéens ont bénéficié des trois séances obligatoires. Au total, 42 % des élèves ont suivi l’intégralité du programme annuel, un résultat que le ministère souhaite améliorer dès la prochaine rentrée.
Pour expliquer ces difficultés, Édouard Geffray souligne le manque de formation des personnels éducatifs. Environ 41 % des enseignants estiment ne pas être suffisamment préparés pour aborder ces sujets avec leurs élèves. Le ministre annonce donc un renforcement des formations et souhaite que les séances d’EVARS soient programmées dès le début de l’année scolaire afin de garantir leur mise en œuvre.
Selon le ministère, ce travail de sensibilisation pourrait également contribuer à une meilleure détection des situations de violences. L’Éducation nationale a enregistré cette année 88 000 signalements concernant des faits de violences sur des mineurs, soit une hausse de 19 % par rapport à l’an dernier. Parmi eux, 37 000 ont été transmis à la justice, un chiffre qui, selon le ministre, reflète aussi une parole des victimes davantage libérée.
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