Après une période de forte recomposition stratégique, le constructeur français confirme la solidité de sa trajectoire. En 2025, Renault Group a écoulé plus de 2,33 millions de véhicules dans le monde, enregistrant une progression supérieure à celle du marché automobile global. Une performance qui s’inscrit dans la durée et repose sur la complémentarité de ses marques, une discipline commerciale renforcée et une accélération maîtrisée de l’électrification.
Une dynamique portée par l’Europe et des marques en ordre de marche
Sur le marché européen, le groupe se maintient parmi les tout premiers constructeurs avec plus de 1,6 million de véhicules vendus. La croissance y est particulièrement marquée sur le segment des véhicules particuliers, où les immatriculations progressent nettement plus vite que la moyenne du marché. En France, le groupe conserve sa position de leader, confirmant l’ancrage domestique de ses marques. Les performances reposent sur une contribution équilibrée. La marque Renault reste le principal moteur en volume, Dacia poursuit sa montée en puissance avec une croissance régulière, tandis qu’Alpine franchit un seuil symbolique en dépassant pour la première fois les 10 000 immatriculations annuelles. Cette diversité permet au groupe de couvrir un spectre large de clientèles, du véhicule accessible au positionnement plus sportif et premium.
International et électrification, deux relais de croissance stratégiques
Hors d’Europe, la marque Renault affiche une progression à deux chiffres, tirée notamment par l’Amérique latine, l’Afrique du Nord et certains marchés asiatiques. Cette expansion internationale vient compenser les ralentissements observés sur d’autres zones et confirme la pertinence d’une stratégie différenciée selon les régions. Parallèlement, l’électrification s’impose comme un levier central. Les ventes de véhicules hybrides et électriques ont fortement progressé en 2025, avec une hausse particulièrement marquée pour les modèles 100 % électriques. En Europe, un véhicule particulier sur cinq vendu par le groupe est désormais électrique, tandis que l’hybride s’impose comme une technologie de transition clé, notamment pour Dacia. Cette évolution s’appuie sur une politique commerciale orientée vers la valeur plutôt que les volumes à tout prix. La part des ventes aux particuliers progresse, tout comme le positionnement sur les segments supérieurs, contribuant à des valeurs résiduelles plus élevées que celles de nombreux concurrents.
Cap sur 2026 avec une offensive produits élargie
L’année 2026 doit prolonger cette dynamique avec une série de lancements, aussi bien en motorisations thermiques qu’électrifiées. Le groupe prévoit de renouveler plusieurs modèles majeurs en Europe, tout en renforçant son offre électrique d’entrée de gamme. À l’international, de nouveaux véhicules sont attendus sur des marchés clés comme l’Amérique latine, l’Inde ou la Corée du Sud. Au-delà des chiffres, cette troisième année consécutive de croissance traduit un repositionnement stratégique désormais stabilisé. En combinant rigueur commerciale, diversification géographique et montée en puissance des technologies électrifiées, le groupe automobile français semble avoir trouvé un équilibre lui permettant d’aborder les prochaines mutations du secteur avec davantage de visibilité.