Des rebelles affiliés à l’État islamique tuent au moins 15 personnes dans l’est de la RDC
Des rebelles affiliés à l’État islamique tuent au moins 15 personnes dans l’est de la RDC

Au moins quinze personnes ont été tuées lors d’attaques menées par des rebelles liés à l’État islamique dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué vendredi des responsables locaux, poursuivant une série de violences visant principalement des civils.

Les attaques ont eu lieu jeudi soir dans le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, où des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont pris pour cible plusieurs villages. Selon les autorités locales, neuf civils ont été tués à Kilonge, deux à Katanga, et quatre autres — dont deux soldats — à Maendeleo. La plupart des victimes ont été tuées à l’arme blanche, même si des échanges de tirs ont également opposé les rebelles aux forces de sécurité.

L’administrateur militaire de Lubero a fait état d’un bilan pouvant atteindre seize morts, tandis que l’armée congolaise a indiqué poursuivre les assaillants, sans donner davantage de détails. Des représentants de la société civile ont par ailleurs signalé que des habitations avaient été incendiées lors des raids.

Les ADF, initialement formées comme groupe insurgé en Ouganda, sont implantées depuis la fin des années 1990 dans les forêts de l’est congolais et sont reconnues par l’État islamique comme organisation affiliée. Malgré des opérations conjointes menées par l’armée congolaise et les forces ougandaises, le groupe continue de mener des attaques meurtrières contre les populations locales.

La mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC, la MONUSCO, avait déjà alerté en novembre sur une recrudescence des violences, indiquant que les ADF avaient tué des dizaines de civils en l’espace de quelques jours, illustrant la persistance de l’insécurité dans cette région instable du pays.

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