Au Musée national du Soudan, à Khartoum, les statues brisées et les poteries réduites en éclats témoignent des ravages de plus de deux années de guerre civile. Situé près de la confluence du Nil Bleu et du Nil Blanc, le principal musée du pays a subi de lourds dégâts, entre combats, pillages et trafics d’antiquités.
Depuis que l’armée soudanaise a repris la capitale ce printemps face aux Forces de soutien rapide (FSR), les défenseurs du patrimoine reviennent peu à peu dans les bâtiments éventrés pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Ils s’efforcent de trier les décombres, de récupérer des fragments d’objets anciens et de sécuriser les lieux contre de nouveaux vols.
« Le musée a été extrêmement endommagé. De nombreux objets précieux pour nous ont été volés. Chaque pièce du musée… a une histoire », a déclaré Rehab Kheder Al-Rasheed, présidente d’un comité chargé d’évaluer les destructions et de protéger les sites archéologiques de l’État de Khartoum.
La guerre, qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, a laissé derrière elle une capitale en grande partie en ruines. Les sites patrimoniaux n’ont pas été épargnés : certains trésors ont été détruits dans les combats, d’autres encore ont été introduits clandestinement dans les pays voisins par des trafiquants.
Face à ces pertes, les archéologues et les militants locaux appellent à un soutien international pour restaurer les pièces endommagées et empêcher la disparition définitive d’une partie du riche héritage culturel soudanais. Pour eux, préserver ce patrimoine est essentiel, non seulement pour la mémoire du pays, mais aussi pour sa reconstruction symbolique après le conflit.
Que retenir rapidement ?
Au Musée national du Soudan, à Khartoum, les statues brisées et les poteries réduites en éclats témoignent des ravages de plus de deux années de guerre civ