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Banijay met la main sur “Stop The Train”, le format événement né chez Squeezie

Le géant mondial de la production Banijay Entertainment a acquis les droits mondiaux de Stop The Train, le format imaginé par Squeezie et le réalisateur Théodore Bonnet. Né sur YouTube, ce jeu spectaculaire pourrait désormais connaître une seconde vie à l’international, sur d’autres plateformes et potentiellement à la télévision. 

Dans son annonce, le groupe présente le programme comme un jeu d’aventure à fort concept, suffisamment solide pour rejoindre son portefeuille international de formats premium. 

D’un train en marche à une franchise internationale

L’idée de départ avait tout du coup de force : réunir plusieurs créateurs à bord d’un train en mouvement, les faire progresser de wagon en wagon à travers une série d’épreuves, puis n’en laisser qu’un seul atteindre la locomotive. Lancée sur YouTube en septembre 2025, la vidéo originale Qui réussira à stopper le train ? a servi de vitrine grandeur nature à ce concept pensé comme un pur spectacle d’élimination, mêlant défi physique, stratégie, mémoire et mise en scène immersive. 

Un succès d’audience qui a pesé lourd

Si Banijay s’est positionné, c’est aussi parce que le format a déjà prouvé son pouvoir d’attraction. D’après le groupe, la version originale a dépassé les 15 millions de vues, un niveau suffisant pour transformer une production de créateur en propriété intellectuelle exportable. Pour un acteur comme Banijay, l’intérêt est évident : récupérer une idée déjà testée auprès du public, avec une mécanique claire, une identité visuelle forte et un potentiel d’adaptation dans plusieurs territoires. 

Une production hors norme pour l’écosystème YouTube

Le projet s’était déjà distingué par ses moyens exceptionnels. Au moment de la sortie, plusieurs médias français évoquaient un budget compris entre 700 000 et 800 000 euros, présenté comme l’un des plus importants jamais engagés pour une vidéo de ce type sur YouTube en France. Le casting rassemblait dix créateurs et streamers, avec à la clé 100 000 euros promis à l’association choisie par le vainqueur. Cette ampleur de production expliquait déjà pourquoi beaucoup y voyaient moins une simple vidéo qu’un véritable pilote de jeu télé nouvelle génération. 

Un signal fort pour toute l’industrie

Au-delà du cas Squeezie, cette acquisition dit quelque chose de plus large sur l’évolution du marché. Longtemps considérées comme des contenus natifs du web, certaines créations de YouTube deviennent désormais des formats exploitables mondialement par les grands groupes audiovisuels. En misant sur Stop The Train, Banijay envoie un message clair : les créateurs numériques ne sont plus seulement des têtes d’affiche capables de faire de l’audience, ils deviennent aussi des fournisseurs d’idées, de mécaniques de jeu et de franchises potentiellement adaptables à grande échelle. 

Pour Squeezie, l’opération marque une étape symbolique. Son projet ne reste plus cantonné à l’univers YouTube : il entre dans le circuit industriel du divertissement international.

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