L’ancien avocat et membre du Conseil d’État Arno Klarsfeld, a annoncé son intention de déposer une plainte pour “incitation à la haine” après avoir été la cible de centaines de messages hostiles sur les réseaux sociaux. Ses avocats dénoncent une vague de publications particulièrement violentes et antisémites, déclenchée à la suite de la diffusion d’informations sur l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre lui par la commission supérieure du Conseil d’État.
Une intervention polémique à l’origine des réactions
La polémique est née de l’intervention d’Arno Klarsfeld sur CNews, où il a évoqué la possibilité de mettre en place en France des opérations de grande ampleur, des « rafles », selon ses propres mots, pour interpeller les étrangers en situation irrégulière, en s’inspirant de certaines pratiques observées aux États-Unis.
Les avocats minimisent le « dérapage » de leur client
Les avocats d’Arno Klarsfeld insistent sur le fait que ses déclarations ont été mal comprises et partiellement déformées. Selon eux, il commentait un fait divers récent, le viol présumé d’une nonagénaire à Nice par un étranger sous obligation de quitter le territoire français. Le terme “rafle” employé par Klarsfeld visait uniquement à désigner une “vaste opération policière d’interpellation” et ne doit en aucun cas être assimilé aux crimes nazis. Ses avocats rappellent que “l’arrestation d’un délinquant sous OQTF ne saurait être comparée à la persécution des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale”.
La rafle, moment douloureux de l’histoire française
Pour rappel, la France a été marquée par les persécutions nazies, notamment la Rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942, où plus de 13 000 personnes furent arrêtées et déportées. Les avocats de Arno Klarsfeld insistent sur la nécessité de replacer les mots dans leur contexte et de distinguer les critiques de politique publique de toute apologie de crimes historiques.