Le Qatar cherche à combler son retard sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans la course régionale au développement de l’intelligence artificielle, en s’appuyant sur un atout majeur : une énergie abondante et peu coûteuse, ainsi que d’importantes ressources financières.
Le pays du Golfe ambitionne de devenir un pôle régional de l’IA en attirant des centres de données et des investissements technologiques, alors que ses voisins ont déjà pris de l’avance avec des stratégies nationales offensives et des partenariats internationaux de grande ampleur.
Les autorités qatariennes estiment que le faible coût de l’électricité, largement produite à partir du gaz naturel, pourrait constituer un avantage décisif pour l’hébergement de centres de calcul gourmands en énergie, essentiels au développement et à l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle.
Toutefois, plusieurs obstacles demeurent. Le Qatar doit notamment composer avec des restrictions liées à l’accès aux puces avancées, cruciales pour l’IA, ainsi qu’avec les préoccupations occidentales en matière de gouvernance et de souveraineté des données, susceptibles de freiner certaines collaborations internationales.
Malgré ces défis, Doha entend accélérer ses investissements et renforcer son écosystème numérique, misant sur sa stabilité financière et sur une stratégie ciblée pour se positionner durablement dans la compétition technologique au sein du Golfe.