Pas de miracle pour l’AS Cannes, pensionnaire de N2, l’équivalent de la 4e division. Battus à domicile 1-2 par le Stade de Reims (L1), les Cannois n’ont pas à nourrir de regrets au terme de cette demi-finale. Pour Reims, leur première finale de Coupe de France depuis 48 ans se profile devant eux. A la lutte pour le maintien en Ligue 1, les Reimois affronteront le PSG au Stade de France le 24 mai 2025. Pour une belle fête du football.

C’était déjà la fête au stade Coubertin ce mercredi soir à Cannes. Un stade plein, des anciens du club comme l’international français Sébastien Frey, des chants, des couleurs blanches et rouges. Et une volonté folle des hommes de Damien Ott de faire trébucher les professionnels. 3 divisions d’écart, cela faisait pourtant trop cette fois.
Cannes échoue si près de la finale. Mais aura réalisé un parcours historique, vécu des moments magiques. Cela s’est joué sur les détails qui font la loi au haut niveau. Le Stade de Reims a ouvert le score par Hafiz Ibrahim avant le quart d’heure de jeu (0-1, 14e). Une climatisation pour tout un peuple venu rêver d’une qualification pour la finale.
Mais juste après la pause, le discours mobilisateur du coach cannois fait effet. Cheikh Ndoye, de la tête sur corner, ramène les locaux à égalité ! C’est de la folie (1-1, 52e).
Joie de courte durée. Décidément, Reims sait appuyer sur l’accélérateur quand il faut. Globalement dominateurs, les hommes de Samba Diawara profitent d’une touche mal gérée et c’est Teddy Teuma qui envoie Reims en finale (1-2, 58e). L’efficacité des professionnels fait la différence.
Des actions, Cannes en aura encore mais Yehvann Diouf se montre particulièrement vigilant sur sa ligne. Reims est en finale, une première depuis 1977.