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Mort d’Isak Andic : le fils du fondateur de Mango se retire du groupe et dénonce une accusation «grave, injuste et infondée»

Jonathan Andic, fils du fondateur de Mango, Isak Andic, a annoncé son retrait temporaire de ses responsabilités au sein du groupe espagnol, alors qu’il est visé par une enquête judiciaire liée à la mort de son père. Dans une lettre ouverte adressée aux salariés, l’homme de 45 ans rejette fermement les accusations portées contre lui, les qualifiant de « grave, injuste et infondée ». 

Une chute mortelle dans le massif de Montserrat

Isak Andic, fondateur de l’empire Mango, est mort le 14 décembre 2024 à l’âge de 71 ans après une chute dans le massif de Montserrat, près de Barcelone. Il se trouvait alors en randonnée avec son fils Jonathan. Le décès avait d’abord été traité comme un accident, avant que l’enquête ne prenne une nouvelle tournure plusieurs mois plus tard. 

L’enquête bascule vers une possible piste criminelle

La justice espagnole considère désormais qu’il existe suffisamment d’éléments pour examiner l’hypothèse d’un homicide. Jonathan Andic a été arrêté le 19 mai 2026, puis remis en liberté après le versement d’une caution d’un million d’euros. Parmi les mesures imposées figurent notamment l’interdiction de quitter l’Espagne, le retrait de son passeport et l’obligation de se présenter régulièrement devant la justice. 

Une défense offensive : « démontrer mon innocence »

Dans sa lettre, Jonathan Andic affirme qu’un récit public « biaisé », « déformé » et sorti de son contexte aurait créé une perception de culpabilité qu’il conteste totalement. Il explique se retirer de Mango pour consacrer toute son énergie à sa défense et à la démonstration de son innocence. Il assure également avoir profondément aimé son père et rejette toute implication dans sa mort. 

Mango tente de préserver sa stabilité

Ce retrait intervient dans un moment particulièrement sensible pour Mango, marque internationale fondée en 1984 et devenue l’un des géants européens du prêt-à-porter. Jonathan Andic occupait le poste de vice-président du conseil d’administration. La direction du groupe a exprimé son soutien et dit espérer une résolution rapide de la procédure judiciaire. 

Une affaire familiale, judiciaire et économique

Au-delà du drame intime, cette affaire secoue l’une des familles les plus influentes du textile espagnol. Isak Andic avait bâti Mango en quatre décennies, transformant une enseigne catalane en groupe mondial. La mort de son fondateur, puis la mise en cause de son fils, plongent désormais l’entreprise dans une séquence délicate, où la communication institutionnelle se heurte au temps long de la justice.

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