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Sous le feu des critiques après les révélations sur les violences systémiques à Notre-Dame-de-Bétharram, l’enseignement privé catholique tente de reprendre la main. Ce samedi, le père Jean-Marie Ruspil a admis pour la première fois le caractère structurel des abus dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques. Une commission d’enquête indépendante, financée par la congrégation, sera chargée de dresser un bilan des violences et de proposer des mesures de reconnaissance aux victimes.

Face à la pression croissante, l’État annonce un renforcement des contrôles. La ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, promet que 40 % des établissements privés sous contrat seront inspectés d’ici 2026, avec 60 inspecteurs supplémentaires déployés. Elle dénonce un manque de transparence et assure que toute violence sera désormais systématiquement signalée aux autorités.

Le scandale touche également la sphère politique : le Premier ministre François Bayrou, figure locale du Béarn, est accusé d’avoir eu connaissance des abus sans agir, ce qu’il dément. L’affaire relance les débats sur la régulation de l’enseignement privé catholique, largement financé par l’État et accusé par certains de creuser les inégalités scolaires.

Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, affirme que l’époque où l’institution se protégeait au détriment des victimes est « révolue ». Il met en avant les dispositifs de vigilance mis en place après le rapport de la Ciase sur la pédocriminalité dans l’Église, tout en reconnaissant la nécessité de renforcer les contrôles et d’écarter les individus suspects de toute fonction éducative.

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