La France prévoit de bloquer l’entrée de denrées contenant des substances proscrites par l’Union européenne, selon le gouvernement
La France prévoit de bloquer l’entrée de denrées contenant des substances proscrites par l’Union européenne, selon le gouvernement

Le gouvernement français a annoncé la suspension prochaine de l’entrée sur le territoire de produits alimentaires contenant des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. La mesure, qui doit être formalisée par arrêté dans les prochains jours, vise notamment certains fruits importés d’Amérique du Sud ou d’autres régions extra-européennes et s’accompagnera d’un renforcement des contrôles sanitaires aux frontières.

Présentée comme une réponse aux préoccupations du monde agricole, cette décision intervient dans un climat de fortes tensions. Depuis plusieurs semaines, des syndicats multiplient les actions pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale, alimentée par des importations ne respectant pas les mêmes règles que celles imposées aux producteurs européens.

Un signal envoyé avant la relance des mobilisations

L’exécutif assume une première étape destinée à protéger à la fois les filières françaises et les consommateurs, alors que les organisations agricoles s’apprêtent à rencontrer le premier ministre et envisagent de nouvelles mobilisations. Le dossier du libre-échange avec les pays du Mercosur reste au cœur des inquiétudes, malgré les tentatives de la Commission européenne pour introduire des garde-fous sectoriels.

La suspension annoncée repose sur une mesure conservatoire nationale, sur laquelle Bruxelles devra se prononcer. Elle s’inscrit dans une séquence diplomatique et politique délicate, à l’heure où la France cherche à peser sur les équilibres européens entre ouverture commerciale, exigences sanitaires et défense de son agriculture.

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