Une vue de tournesols desséchés dans un champ lors d’une vague de chaleur en Autriche
Une vue de tournesols desséchés, lors d'une vague de chaleur avec des températures dépassant les 36 degrés Celsius dans certaines parties du pays, dans un champ près de Sankt Andrae, en Autriche. /Photo prise le 15 août 2024/REUTERS/Leonhard Foeger

Le réchauffement climatique poursuit sa course effrénée. L’observatoire européen Copernicus a annoncé ce jeudi que janvier 2025 a été le mois de janvier le plus chaud jamais mesuré sur la planète. Avec une température moyenne de 13,23°C, il dépasse de 1,75°C le niveau préindustriel, un nouveau record qui succède à celui établi l’an dernier.

Ce constat est d’autant plus préoccupant que le phénomène La Niña, connu pour son effet de refroidissement, a succédé à El Niño. Normalement, La Niña aurait dû tempérer les températures mondiales, mais cela n’a pas suffi à freiner la tendance au réchauffement. Depuis 19 mois, 18 ont dépassé la barre symbolique des +1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, un seuil clé fixé par l’Accord de Paris sur le climat.

En Europe, les températures ont été particulièrement élevées dans le sud et l’est du continent, ainsi qu’en Russie occidentale. En revanche, le nord de la France, l’Islande et le Royaume-Uni ont enregistré des températures inférieures à la moyenne. Ailleurs, des vagues de chaleur ont été observées au Canada, en Alaska, en Afrique, en Australie et en Antarctique, confirmant la tendance alarmante.

Les océans, régulateurs majeurs du climat, continuent également d’afficher des records de chaleur. Si janvier 2025 n’a pas surpassé le record absolu de température marine de janvier 2024, il s’inscrit néanmoins comme le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré pour la surface des océans.

Avec un réchauffement climatique déjà estimé à 1,3°C sur le long terme, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit que la barre des +1,5°C sera atteinte entre 2030 et 2035, quelle que soit l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

Si les tendances actuelles se confirment, 2025 pourrait bien s’inscrire dans la lignée des années les plus chaudes jamais enregistrées, malgré le retour de La Niña. Un signal alarmant alors que les scientifiques alertent sur l’urgence d’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre pour contenir la crise climatique.

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