La France décroche encore dans le classement des pays les plus heureux du monde, publié ce jeudi sous l’égide de l’ONU. Après avoir perdu six places l’an dernier, elle passe désormais de la 27e à la 33e position, se faisant distancer par des nations comme la Suisse (13e), la Belgique (14e) ou encore le Canada (18e).
Sans surprise, la Finlande conserve sa place de leader pour la huitième année consécutive, creusant même l’écart avec son dauphin, le Danemark. Les pays nordiques dominent toujours le top 10, suivis de près par l’Islande et la Suède. Fait marquant cette année, le Costa Rica et le Mexique font leur entrée dans ce cercle restreint, respectivement en sixième et dixième position.
Les États-Unis enregistrent leur pire classement depuis la création du rapport en 2012, chutant à la 24e place. Une des causes avancées ? L’isolement social, notamment le fait que de plus en plus d’Américains prennent leurs repas seuls, un phénomène ayant augmenté de 53 % en vingt ans. Le rapport souligne également une hausse inquiétante des « décès par désespoir » (suicides, overdoses, alcoolisme), à rebours de la tendance mondiale. En bas du classement, l’Afghanistan reste le pays le plus malheureux, marqué par une crise humanitaire aggravée depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021.
Le classement de l’ONU repose sur plusieurs critères, dont le PIB par habitant, le soutien social, l’espérance de vie en bonne santé, la liberté individuelle, la générosité et la perception de la corruption. Une fois encore, les pays nordiques s’imposent grâce à leurs systèmes de protection sociale robustes, combinant allocations chômage, congés parentaux et accès universel aux soins de santé.
Face à cette nouvelle dégringolade, la France doit s’interroger sur les causes de cette insatisfaction croissante, alors même qu’elle dispose de nombreux atouts en termes de qualité de vie.