Scarlett Johansson clôture en douceur la 50e saison de "Saturday Night Live"
Scarlett Johansson clôture en douceur la 50e saison de "Saturday Night Live"

La 50e saison de Saturday Night Live s’est achevée samedi soir sur une note émotive et discrète, loin du faste que certains auraient pu attendre pour marquer un tel jalon. C’est Scarlett Johansson, habituée du plateau, qui a eu l’honneur de présenter cet épisode de clôture, devenant par la même occasion la femme la plus souvent invitée en tant qu’hôte de l’émission, avec une septième apparition.

Plutôt que de miser sur l’humour décapant ou les invités surprises, Johansson a ouvert l’émission avec une performance musicale nostalgique, reprenant l’air du célèbre Piano Man de Billy Joel pour une chanson revisitée sur la vie de l’émission cette saison. Entourée de Bowen Yang, Ego Nwodim, Mikey Day, Heidi Gardner et d’autres membres de la troupe, elle a entonné : « Chantez-nous une chanson, c’est votre monologue, la 50e saison est finie… »

Avec autodérision, Johansson a lancé à la foule : « Mesdames et messieurs, Billy Joel ! » avant de corriger, en riant : « … a écrit cette chanson. » Aucune annonce officielle de départ ne venant ternir la soirée, les adieux larmoyants furent évités, bien qu’un moment cocasse ait vu Sarah Sherman se croire poussée vers la sortie : « C’est une super saison, et Sarah s’en va, elle va nous manquer ! » chantait la troupe, à quoi Sherman répondit, déconcertée : « Attendez, quoi ? Vous avez entendu quelque chose ? »

En plateau, Colin Jost, époux de Johansson et co-présentateur du segment Weekend Update avec Michael Che, a perpétué la tradition annuelle des blagues mutuellement imposées — souvent volontairement gênantes. Cette fois, Jost a obligé Che à faire venir Johansson en direct pour lui présenter des excuses, après une blague passée comparant une partie de son anatomie à « du rôti de bœuf de chez Costco ».

L’épisode a aussi abordé les rumeurs persistantes sur l’avenir de l’émission. Alors que le créateur Lorne Michaels approche des 80 ans, certains évoquent Jost comme possible successeur. Une blague bien sentie de Che a obligé Jost à déclarer : « Lorne, prends ta retraite, enfoiré ! Laisse-moi diriger l’émission. »

Côté sketchs, Johansson a joué dans un court-métrage derrière les coulisses où elle entame une liaison torride avec Bowen Yang, qui prétend n’avoir jamais été homosexuel que « pour la notoriété ». Une révélation qui la mène à découvrir que Yang fréquente également d’autres membres de l’émission, dont Emily Ratajkowski, invitée spéciale.

Dans une autre capsule humoristique signée du trio Please Don’t Destroy, Johansson embarque les humoristes dans un vol en première classe qui se transforme en clip de rap luxueux, jusqu’à ce qu’ils réalisent avec panique qu’ils atterrissent… à l’aéroport de Newark. Bad Bunny, en tour de contrôle solitaire pour son premier jour, y fait une brève apparition.

Enfin, fidèle à la saison, l’émission s’est ouverte sur l’imitation désormais incontournable de Donald Trump par James Austin Johnson. Dans un sketch où le Trump fictif trouve l’amour auprès du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, Johnson a brisé le quatrième mur en concluant, face au public : « C’est la finale de SNL, saison 50 — la pire de toutes ! À bientôt cet automne… si le pays existe encore. C’est pile ou face. »

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