Laurent Boyer condamné à 10 mois de prison pour harcèlement, violences psychologiques et «revenge porn»
Laurent Boyer condamné à 10 mois de prison pour harcèlement, violences psychologiques et «revenge porn»

Laurent Boyer a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 10 mois de prison avec sursis pour le harcèlement de son ex-compagne. La décision vise notamment des faits de violences psychologiques, d’usurpation d’identité et de diffusion d’une image intime. La peine prononcée est supérieure aux 8 mois de prison avec sursis qui avaient été requis lors de l’audience. Laurent Boyer a aussi l’interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant trois ans.

Les violences physiques non retenues

Le tribunal n’a en revanche pas retenu les accusations de violences physiques, faute de preuves matérielles suffisantes. Les juges ont toutefois sanctionné un climat constant de tensions, de disputes et de propos dénigrants, considéré comme ayant marqué la relation depuis 2018. 

Un faux profil Facebook au nom de la plaignante

En outre, Laurent Boyer a été reconnu coupable d’usurpation d’identité pour avoir créé un faux profil Facebook au nom de son ex-compagne. Le tribunal a retenu que ce profil avait été créé avec son propre téléphone. Ce volet du dossier faisait partie des faits reprochés à l’ancien animateur, aux côtés du harcèlement et des atteintes à l’intimité de la plaignante. 

Une image intime diffusée « par vengeance »

Le tribunal a également retenu la diffusion d’une image intime de la victime. Le fait a été requalifié en transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel. Il s’agissait d’une photo d’un tatouage intime de son ex-compagne. 

Une expertise psychiatrique ordonnée

L’incapacité totale de travail de la victime a été évaluée à moins de 8 jours. Une expertise psychiatrique a par ailleurs été ordonnée afin d’évaluer plus précisément l’ampleur de son traumatisme. 

La défense envisage un appel

L’avocate de Laurent Boyer, qui plaidait la relaxe, a réagi en évoquant l’épilogue d’une relation de couple toxique. La défense doit désormais décider si elle fait appel de cette condamnation.

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