Laure-Agnès Caradec tourne la page LR. La présidente des Républicains des Bouches-du-Rhône a annoncé ce mardi 12 mai son départ du parti pour rejoindre l’Union des droites pour la République, le mouvement fondé par Éric Ciotti. Un transfuge de poids dans un département stratégique pour la droite, où les tensions entre courants n’ont cessé de s’accentuer depuis la scission orchestrée par l’ancien président des Républicains.
Une droite sans compromission
Dans un message publié sur X, l’élue justifie son choix par la volonté de défendre une droite sans compromission. Une formule qui résonne comme un reproche à peine voilé à l’égard de la direction actuelle de LR, accusée par les proches de Ciotti de multiplier les compromis avec la macronie. Le départ de Caradec s’inscrit dans une série de défections qui fragilisent l’appareil traditionnel des Républicains, déjà affaibli par les divisions internes et les scores électoraux décevants.
Ce ralliement renforce la stratégie d’Éric Ciotti, qui mise sur l’ancrage territorial pour imposer son parti comme l’alternative crédible à droite. Les Bouches-du-Rhône, territoire clé où se jouent les équilibres politiques régionaux, deviennent un nouveau terrain de bataille entre les héritiers revendiqués du gaullisme. L’UDR engrange ainsi un soutien local précieux à quelques mois d’échéances électorales majeures.
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