Ian Watkins, ancien chanteur du groupe de rock britannique Lostprophets, est mort à l’âge de 48 ans après avoir été agressé dans sa cellule. Il purgeait une peine de 29 ans de prison pour des crimes sexuels graves, incluant l’agression d’enfants et la tentative de viol sur un bébé. L’attaque a eu lieu à la prison de Wakefield, dans le West Yorkshire, une prison de haute sécurité surnommée « Monster Mansion » en raison de sa réputation pour héberger des criminels notoires.
Une carrière musicale interrompue par des crimes ignobles
Né le 30 juillet 1977 à Pontypridd, au Pays de Galles, Ian Watkins a fondé Lostprophets en 1997. Le groupe a connu un succès international dans les années 2000 avec des albums tels que Start Something (2004) et Weapons (2012).
En 2013, Watkins a été arrêté et reconnu coupable de 13 infractions sexuelles graves, comprenant la tentative de viol sur un bébé, l’agression sexuelle d’enfants et la possession de matériel pédopornographique. Il a été condamné à 29 ans de prison, peine augmentée de 10 mois supplémentaires pour possession d’un téléphone en détention. Son arrestation a mis fin à la carrière du groupe, qui s’est dissous immédiatement après l’annonce de sa condamnation.
Poignardé à la gorge avec un couteau artisanal
Le matin du 11 octobre, Watkins a été attaqué par un autre détenu à la prison de Wakefield. Il aurait été poignardé à la gorge avec un couteau artisanal, provoquant une hémorragie fatale. Les services d’urgence sont rapidement intervenus, mais Watkins a été déclaré mort sur place.
Deux hommes, âgés de 25 et 43 ans, ont été arrêtés sous suspicion de meurtre, et une enquête a été ouverte par les autorités pénitentiaires pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque.
Pour rappel, Ian Watkins avait déjà été victime de violences en détention. En août 2023, il a été pris en otage par trois détenus et poignardé avec une brosse-toilette, un incident lié à une dette de 900 £. Après cette agression, Watkins aurait payé pour sa protection en prison, avec l’aide de transferts d’argent organisés par sa famille et celle des autres détenus.
Une « justice naturelle » ?
La mort de Watkins a suscité diverses réactions. Certains y voient une forme de justice naturelle, tandis que d’autres dénoncent les problèmes structurels du système pénitentiaire britannique. La prison de Wakefield, déjà réputée pour sa violence, a enregistré une augmentation de 62 % des agressions depuis 2022, mettant en lumière les difficultés des autorités à assurer la sécurité des détenus, surtout ceux dont les crimes sont jugés particulièrement odieux.