Ghislaine Maxwell, ancienne associée du financier déchu Jeffrey Epstein, a déclaré au ministère américain de la Justice qu’elle n’avait connaissance d’aucune « liste de clients » liée aux activités criminelles de ce dernier, ont révélé vendredi des documents judiciaires.
Maxwell, condamnée en 2021 pour avoir aidé Epstein à recruter et exploiter sexuellement de jeunes filles, a nié à plusieurs reprises l’existence d’un registre secret de personnalités impliquées. Selon ses déclarations, elle n’a « jamais vu Donald Trump dans un cadre inapproprié », une précision qui intervient alors que l’affaire Epstein continue d’alimenter les tensions politiques aux États-Unis.
L’ancien président américain, déjà confronté à des divisions internes dans son camp sur la manière dont il gère les répercussions du scandale Epstein, voit ce témoignage relancer les débats. Ses opposants estiment qu’il n’a pas pris suffisamment de distance avec l’affaire, tandis que ses soutiens dénoncent une instrumentalisation politique.
Maxwell, qui a entamé une peine de 20 ans de prison, a récemment demandé une mesure de clémence auprès de l’administration Trump. Elle a également été transférée dans un établissement pénitentiaire moins restrictif, ce qui suscite des critiques de la part de certaines victimes et de leurs avocats, qui craignent un traitement de faveur.
L’affaire Epstein-Maxwell reste l’une des plus explosives de ces dernières années, mêlant abus sexuels, réseaux d’influence et personnalités de premier plan. Malgré la condamnation de Maxwell et la mort d’Epstein en détention en 2019, de nombreuses zones d’ombre subsistent encore sur l’étendue du réseau et sur les protections dont il aurait bénéficié.