Selon nos informations exclusives, un cabinet d’avocats à New York est actuellement en train de constituer une plainte contre l’organisation de Miss Univers, mais rencontre de grandes difficultés pour transmettre cette plainte, la direction de Miss Univers semblant introuvable. Raul Rocha a été inculpé pour blanchiment et est accusé de trafic d’armes, de drogue et de carburant, tandis que l’autre copropriétaire du concours, Anne Jakapong est recherchée par Interpol. Enfin, Mario Bucaro, ancien ministre des Affaires étrangères du Guatemala et nommé pour assurer la relève, a récemment démissionné. Résultat : personne n’est joignable et l’organisation semble livrée à elle-même. Quant aux différentes demandes de garanties contre toute fraude pour la prochaine élection à Puerto Rico, aucune réponse n’a été donnée. La seule personne faisant comme si de rien n’était reste Fatima Bosch, Miss Univers, qui porte une couronne illégitime d’une organisation qui n’existe même plus.
Le public et les candidates trompés
Des pratiques de MUO ont trompé les candidates, les franchises nationales et le public. Début novembre, les spectateurs, y compris aux États-Unis, ont été invités à voter via l’application Miss Universe dans plusieurs catégories telles que Best Skin, Best Evening Gown et Miss Congeniality. Chaque utilisateur pouvait voter gratuitement une fois par catégorie, avec la possibilité d’acheter des votes supplémentaires pour 0,99 dollar chacun.
Des votes maintenus malgré des résultats prédéterminés
Certaines catégories, notamment le “People’s Choice”, sont restées ouvertes au vote jusqu’au 19 novembre, alors que les 30 finalistes, et très probablement la gagnante, avaient déjà été sélectionnés dès le 17 novembre. Une situation similaire aurait concerné le concours parallèle Beyond the Crown, dont les votes seraient restés ouverts alors que la gagnante avait déjà été désignée par un jury présentant de graves conflits d’intérêts.
Omar Harfouch démissionne du jury
Après avoir fait des révélations, le 18 novembre, Omar Harfouch a officiellement demandé à MUO que la sélection des 30 finalistes soit reprise dans des conditions régulières, sous la supervision du comité de sélection officiel. N’ayant reçu aucune réponse, il a annoncé publiquement sa démission via les réseaux sociaux, dénonçant l’intervention d’un jury secret non déclaré. Peu après, Claude Makélélé, autre membre du comité de sélection, a également démissionné pour raisons personnelles. Malgré ces départs, la phase préliminaire du concours s’est poursuivie le lendemain avec la nomination de deux juges remplaçants.
Des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans deprison
Selon ses représentants, les faits reprochés à MUO et à certains dirigeants pourraient également relever du droit pénal fédéral américain, notamment pour fraude électronique, complot en vue de commettre une fraude et blanchiment d’argent. Ces infractions sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.
En effet, aux États-Unis, plusieurs lois fédérales encadrent la fraude et le blanchiment d’argent avec des peines sévères. La fraude électronique (18 U.S.C. § 1343) sanctionne l’usage de moyens de communication inter‑étatiques comme Internet ou le téléphone pour tromper quelqu’un et obtenir un gain financier, avec une peine maximale de 20 ans de prison (30 ans si une institution financière est impliquée). Le blanchiment d’argent (18 U.S.C. § 1956) criminalise le fait de dissimuler ou transférer des fonds provenant d’activités criminelles, également puni jusqu’à 20 ans de prison. Enfin, le complot visant à commettre ces infractions (18 U.S.C. §§ 371 et 1956(h)) prévoit la même peine que l’infraction sous-jacente, permettant de sanctionner la planification et l’association pour exécuter une fraude ou un blanchiment. En pratique, combiner ces chefs d’accusation dans un même dossier peut entraîner des peines cumulatives très lourdes.
Un concours truqué dès le départ
Omar Harfouch estime que le concours était faussé dès l’origine, la sélection des candidates ayant été entachée de corruption et de fraude. Il affirme que la présélection des 30 finalistes n’a pas été réalisée par le comité officiel, mais par un jury secret improvisé, agissant sans transparence et sans informer les juges officiellement désignés.
L’artiste considère cette situation comme une tromperie à son égard, portant atteinte à son intégrité professionnelle, à sa réputation internationale et à la confiance qu’il avait accordée à l’organisation. Il estime que sa participation a servi à donner une apparence de crédibilité à un concours dont les résultats étaient déjà déterminés.