Découverte de gènes liés à la maladie de Parkinson
Découverte de gènes liés à la maladie de Parkinson

Une étude récente a réussi à identifier un nouveau groupe de gènes liés à une probabilité accrue de développer la maladie de Parkinson, qui est la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante après Alzheimer. L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université Northwestern aux États-Unis et a été publiée le 10 avril dans la revue Science, avec un article sur EurekAlert.

L’étude a utilisé une technologie avancée appelée « CRISPR Interference » pour analyser tous les gènes dans le génome humain. Ce système permet d’inhiber une partie de l’ADN sans le couper, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux traitements ciblant des voies biologiques auparavant inconnues.

Le mystère qui persiste dans la recherche sur la maladie de Parkinson est la variation dans la réponse des individus porteurs de mutations pathogènes. Certains développent la maladie, tandis que d’autres restent sains malgré la présence des mêmes mutations génétiques.

Mutations génétiques responsables de la maladie de Parkinson

La théorie dominante suggère que cette variation pourrait être due à des facteurs génétiques supplémentaires qui influencent l’évolution de la maladie, agissant comme des modificateurs qui accélèrent l’apparition des symptômes ou protègent les porteurs de ces mutations.

Cette étude a révélé un groupe de 16 protéines connues sous le nom de « Commander », qui interagissent dans une voie cellulaire jusque-là inconnue. Ces gènes jouent un rôle crucial dans le transport de certaines protéines vers les lysosomes, des organites cellulaires qui agissent comme des centres de recyclage pour décomposer les matériaux indésirables.

Les recherches précédentes ont montré que les mutations du gène « GBA1 » représentent le plus grand facteur de risque pour la maladie de Parkinson et la démence associée aux corps de Lewy. Ces mutations réduisent l’activité d’une enzyme appelée « glucocérébrosidase », responsable du recyclage cellulaire dans les lysosomes. Cependant, la raison pour laquelle certains porteurs de cette mutation développent la maladie tandis que d’autres restent indemnes restait floue.

L’étude actuelle a mis en évidence un mécanisme expliquant cette différence. Les chercheurs ont analysé les gènes « Commander », qui régulent l’activité de l’enzyme glucocérébrosidase dans les lysosomes. En comparant les données génétiques de deux grands groupes de patients, les scientifiques ont observé des mutations perturbatrices dans les gènes « Commander » chez les patients atteints de la maladie de Parkinson par rapport aux personnes saines.

Les résultats ont montré que la défaillance des lysosomes est une caractéristique commune de nombreuses maladies neurodégénératives. Cela fait des gènes « Commander » une cible thérapeutique prometteuse. Les chercheurs suggèrent que des médicaments capables de stimuler l’activité de ce complexe pourraient améliorer la fonction des lysosomes et ralentir ainsi la progression de la maladie.

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