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Une étude a mis en évidence des différences cellulaires dans les tissus adipeux entre les personnes obèses en bonne santé et celles souffrant d’obésité associée à des maladies métaboliques. Les chercheurs ont ainsi élaboré un atlas détaillé illustrant ces impacts.

Menée par des scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Zurich et de l’Université de Leipzig, l’étude, récemment publiée dans Cell Metabolism et relayée par EurekAlert, s’inscrit dans un contexte où l’obésité mondiale est en hausse, souvent accompagnée de pathologies comme le diabète ou l’hypertension. Pourtant, environ un quart des personnes obèses ne développent pas ces maladies, un phénomène qui intrigue les chercheurs.

Analyse des tissus adipeux issus d’une biobanque

L’étude s’est appuyée sur des échantillons de la biobanque de l’obésité de Leipzig, qui regroupe des biopsies de patients obèses ayant accepté de contribuer à la recherche. Grâce à ces échantillons et aux données médicales associées, les scientifiques ont comparé les tissus adipeux de 70 volontaires, distinguant la graisse sous-cutanée de la graisse viscérale entourant les organes internes.

La graisse viscérale, située en profondeur dans l’abdomen, est considérée comme un facteur clé des maladies métaboliques, tandis que la graisse sous-cutanée est jugée moins nocive.

Différences fonctionnelles dans la graisse abdominale

Les résultats montrent que les personnes obèses atteintes de maladies métaboliques présentent des altérations fonctionnelles dans leurs cellules adipeuses viscérales. Leurs cellules graisseuses brûlent moins efficacement les lipides et libèrent des quantités excessives de cytokines, des molécules impliquées dans la réponse immunitaire.

De plus, des variations notables ont été observées dans les cellules épithéliales mésenchymateuses. Plus abondantes chez les personnes obèses en bonne santé, ces cellules, dotées d’une grande plasticité, peuvent se transformer en cellules souches et évoluer en différents types cellulaires.

Ces découvertes pourraient ouvrir de nouvelles perspectives sur la compréhension des mécanismes protégeant certaines personnes obèses des complications métaboliques.

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