Depuis le 1er janvier 2026, l’ensemble des cancers diagnostiqués en France est désormais intégré dans un dispositif national unique. Une rupture majeure pour le suivi de la maladie, jusqu’ici fondé sur des registres territoriaux fragmentaires qui ne couvraient qu’une minorité de la population adulte. Pour la première fois, les autorités sanitaires disposent d’un outil destiné à cartographier précisément l’ampleur et l’évolution des cancers sur tout le territoire.
Un outil centralisé pour piloter prévention et recherche
Créé par une loi adoptée à l’été 2025 et encadré par un décret publié fin décembre, ce registre prend la forme d’une vaste base de données de santé placée sous la responsabilité de l’Institut national du cancer. Il agrège, de manière pseudonymisée, des informations issues du dépistage, des parcours de soins et du suivi médical, bien au-delà des seuls patients déjà diagnostiqués.
L’objectif est multiple : affiner la connaissance de l’épidémiologie, identifier les disparités territoriales ou sociales, mesurer l’impact des politiques de prévention et soutenir la recherche publique comme privée. Le déploiement s’appuiera progressivement sur les systèmes d’information des hôpitaux, des laboratoires et de l’assurance maladie, avec un enjeu central de mobilisation des producteurs de données pour garantir l’exhaustivité du dispositif.