Des études récentes ont identifié quatre facteurs clés qui influencent le risque de développer une démence, une maladie qui touche actuellement 57 millions de personnes dans le monde, avec des prévisions de triplement du nombre dans les décennies à venir. Les recherches mettent en lumière le rôle des vaccins, de la santé cardiaque, du taux de cholestérol et des habitudes de sommeil dans la prévention de cette pathologie, selon le site médical Medical News Today.
Le vaccin contre le zona
Une étude espagnole publiée cette année a révélé que la vaccination contre la varicelle réduit le risque de démence de 20 %, en particulier chez les femmes, en raison de différences immunitaires entre les sexes. Bien que l’étude ait utilisé l’ancien vaccin Zostavax, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité du nouveau vaccin Shingrix.
Le zona est une infection virale provoquant une éruption cutanée douloureuse, souvent sous forme de bande de vésicules sur un côté du torse. Il est causé par le virus varicelle-zona, le même qui provoque la varicelle.
Fibrillation auriculaire et santé cardiaque
Une étude menée au pays de Galles a démontré que les personnes souffrant de fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque) présentent un risque accru de démence de 21 %, et ce risque monte à 36 % chez ceux diagnostiqués avant l’âge de 65 ans. Les experts soulignent l’importance d’un traitement précoce pour limiter les effets cognitifs associés.
La fibrillation auriculaire se manifeste par un rythme cardiaque irrégulier, souvent très rapide.
Réduction du « mauvais » cholestérol (LDL)
Selon une étude sud-coréenne publiée dans la revue Neurology, maintenir un taux de cholestérol LDL inférieur à 70 mg/dL réduit le risque de démence de 26 % et le risque de maladie d’Alzheimer de 28 %, surtout en combinaison avec les statines. Cependant, une baisse excessive (moins de 30 mg/dL) n’apporte pas de bénéfice supplémentaire, soulignant l’importance d’un équilibre.
Rôle du sommeil profond dans le nettoyage du cerveau
Une étude américaine récente a démontré qu’un manque de sommeil profond et de sommeil paradoxal est associé à une atrophie des régions cérébrales liées à la mémoire, augmentant ainsi le risque d’Alzheimer. Les chercheurs rappellent que ces phases de sommeil sont essentielles pour réparer les cellules et éliminer les protéines nocives accumulées dans le cerveau.
Le sommeil profond, ou sommeil à ondes lentes, est la troisième phase du sommeil, cruciale pour la régénération cellulaire et le renforcement du système immunitaire.
Le trouble du sommeil paradoxal, quant à lui, se caractérise par des rêves perturbants, des bruits, et des mouvements brusques et violents pendant le sommeil.
Ces études soulignent l’importance de la prévention — vaccination, surveillance cardiovasculaire, gestion du cholestérol et amélioration du sommeil — comme leviers potentiels dans la lutte contre la démence, une menace de plus en plus pressante pour la santé publique mondiale.