Face aux controverses autour des médecines dites “douces” ou “intégratives”, le gouvernement a annoncé mardi le lancement d’une mission destinée à recenser et évaluer les formations proposées dans l’enseignement supérieur. Le ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, souhaite mieux encadrer ces cursus dont la rigueur scientifique est régulièrement contestée.
La mission a été confiée au Hcéres, chargé de réaliser une cartographie des formations existantes et de proposer des pistes de régulation. En parallèle, une inspection a été demandée à l’Inspé de Dijon après des interrogations relayées sur certaines pratiques enseignées dans une formation destinée aux futurs professeurs de sciences de la vie et de la Terre.
Les universités sous pression sur les pratiques non validées
Depuis plusieurs années, des professionnels de santé dénoncent la présence croissante dans les universités de diplômes liés à des pratiques comme l’acupuncture, l’aromathérapie ou la réflexologie. Selon plusieurs travaux cités dans le débat public, plus de 200 diplômes universitaires ou interuniversitaires concerneraient aujourd’hui des pratiques jugées non validées scientifiquement.
La Conférence des doyens de médecine avait déjà réclamé un audit national des formations concernées. Un récent rapport gouvernemental sur la désinformation en santé recommandait également de mettre fin à toute forme de reconnaissance académique pour des soins ne reposant pas sur des preuves scientifiques établies.
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