La mortalité périnatale a poursuivi sa progression en France en 2024, atteignant 11,2 décès pour 1 000 naissances, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Sur 661 822 naissances enregistrées l’an dernier, 7 398 enfants sont nés sans vie ou sont décédés au cours de leur première semaine de vie, un niveau jamais observé depuis plus de dix ans.
Les données montrent que la prématurité reste le principal facteur de risque, puisqu’elle concerne 84 % des décès périnatals. Les grossesses multiples ainsi que l’âge de la mère influencent également ces résultats, avec des taux plus élevés chez les femmes de moins de 20 ans et celles âgées de 40 ans ou plus.
De fortes disparités selon les territoires
Les auteurs de l’étude estiment toutefois que ces facteurs n’expliquent qu’en partie la dégradation observée depuis 2014. Les inégalités sociales et territoriales jouent également un rôle important. Les communes les plus défavorisées affichent un taux de mortalité périnatale de 12 pour 1 000 naissances, contre 9,5 pour 1 000 dans les territoires les plus favorisés.
Les écarts sont encore plus marqués entre les régions. La Guadeloupe enregistre un taux de 21 décès pour 1 000 naissances, soit plus du double de celui observé en Auvergne-Rhône-Alpes (9,3 pour 1 000). Dans l’ensemble, les territoires ultramarins présentent une mortalité périnatale environ 60 % supérieure à celle de la France métropolitaine, alors que la France figure désormais parmi les pays les moins bien classés de l’Union européenne sur cet indicateur.
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