L’idée qu’une tromperie serait toujours imprévisible est largement battue en brèche par plusieurs travaux en psychologie. Des spécialistes estiment aujourd’hui que certains traits de personnalité augmentent significativement la probabilité d’infidélité, indépendamment du contexte amoureux. Sans jamais permettre une certitude absolue, ces caractéristiques dessinent toutefois des profils plus exposés au passage à l’acte.
Les psychiatres Edward Ratush et Dennis Lin soulignent notamment le rôle central de traits négatifs comme l’égoïsme, le manque d’empathie ou le narcissisme. Les personnes concernées auraient tendance à se sentir au-dessus des règles communes et à minimiser l’impact émotionnel de leurs actes. L’absence de culpabilité, une grande aisance avec le mensonge et une forte impulsivité reviennent également fréquemment dans les parcours des partenaires infidèles.
Fragilités émotionnelles et troubles associés
Au-delà de ces traits dominants, l’infidélité peut aussi être le symptôme de fragilités psychiques plus profondes. Difficultés d’attachement, peur de l’intimité émotionnelle, faible estime de soi ou besoin constant de validation peuvent pousser certains individus à multiplier les relations parallèles. Des troubles liés à l’impulsivité, comme le trouble bipolaire ou le TDAH, sont également évoqués par les professionnels pour expliquer certains comportements à risque.
Les spécialistes rappellent toutefois qu’il existe une différence majeure entre une infidélité ponctuelle et des comportements répétitifs. Une erreur isolée peut être suivie d’une remise en question durable, tandis que les personnes engagées dans une infidélité chronique doivent souvent entreprendre un travail thérapeutique approfondi. Selon les thérapeutes de couple, la capacité à reconnaître ses responsabilités et à comprendre ses propres mécanismes reste la condition essentielle pour espérer rompre durablement avec ces schémas.