Une nouvelle étude américaine a conclu qu’il n’existe aucune relation entre la consommation de pommes de terre et le risque de maladies cardiaques, que ce soit pour l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
Les résultats d’une étude menée par des scientifiques du Brigham Center for Women’s Health à Boston, et publiée dans la revue Nutrients, ont montré que les analyses n’ont pas prouvé d’association entre la consommation de pommes de terre (qu’elles soient grillées, bouillies ou frites) et le risque de maladies cardiovasculaires, même après avoir pris en compte les facteurs alimentaires et comportementaux.
Les chercheurs ont précisé que les personnes consommant plus d’un repas de frites par semaine voient leur risque d’hypertension artérielle augmenter de 10 % par rapport à celles qui n’en consomment pas. Toutefois, cet effet est lié à la teneur élevée en matières grasses et en sel des frites, et non à leurs propriétés intrinsèques.
Les scientifiques expliquent également que l’impact sur les patients souffrant d’hypertension artérielle est dû à la forte teneur en calories et à l’excès de sel des frites.
L’étude s’est basée sur l’analyse des données de santé d’environ 67 146 patients, âgés de 1 à 72 ans, afin d’évaluer les risques de maladies cardiovasculaires. La fréquence de leur consommation de pommes de terre variait entre une à neuf fois par semaine.