À un mois de la COP30, prévue à Belém, au Brésil, plusieurs délégations étrangères peinent encore à trouver un logement, les prix des chambres ayant explosé face à la pénurie d’hébergements. La ville, qui accueille habituellement environ 18 000 chambres, doit recevoir près de 45 000 délégués lors de ce sommet crucial sur le climat.
Selon des diplomates, les tarifs se sont envolés à plusieurs centaines de dollars la nuit, poussant certains États à envisager de réduire fortement la taille de leurs délégations, voire de ne pas participer. Les petits États insulaires, particulièrement vulnérables à la montée du niveau des mers, estiment que des représentations réduites affaibliraient leur voix dans les négociations internationales.
Deux pays européens auraient déjà indiqué qu’ils envisageaient de boycotter la conférence faute de solutions viables. Face à cette crise logistique, les organisateurs brésiliens multiplient les initiatives pour transformer des motels, des bateaux de croisière et même des églises en logements temporaires.
Le choix de Belém comme hôte visait à attirer l’attention mondiale sur l’importance de la forêt amazonienne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais les difficultés d’accueil risquent d’assombrir une rencontre déjà scrutée pour sa capacité à générer des engagements concrets contre la crise climatique.