Ce mardi, les autorités françaises ont perquisitionné les bureaux de la plateforme X. On sait maintenant que cette perquisition a été réalisée dans le cadre d’une enquête portant sur la diffusion présumée d’images sexuelles impliquant des mineurs et des deepfakes. Le milliardaire Elon Musk, propriétaire de X, a été convoqué pour être entendu par le parquet, tandis que des employés de la plateforme doivent également témoigner.
Une enquête qui s’étend à l’intelligence artificielle
La société xAI, entreprise d’intelligence artificielle détenue par Elon Musk, est également visée par l’enquête. Elle a développé le chatbot Grok, accessible via X, qui a récemment généré des images deepfake sexuelles non consenties, provoquant un tollé mondial. Le régulateur britannique de la protection des données examine aussi la manière dont X et xAI traitent les informations personnelles, notamment en lien avec l’utilisation de Grok.
Des chefs d’accusation graves et multiples
Selon le parquet de Paris, l’enquête porte sur des faits de complicité dans la possession et la diffusion d’images pornographiques mettant en scène des mineurs, de deepfakes à caractère sexuel, ainsi que sur la négation de crimes contre l’humanité et la manipulation de systèmes automatisés de traitement de données au sein d’un groupe organisé. Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X de mai 2023 à juillet 2025, est également convoquée pour être entendue.
Polémiques autour de Grok et de la négation de l’Holocauste
Le chatbot Grok a suscité la controverse après avoir publié des messages niant l’Holocauste et diffusé des deepfakes sexuels. Dans un post en français, il avait affirmé que les chambres à gaz d’Auschwitz servaient à la désinfection contre le typhus, une déclaration typique de la négation historique de l’Holocauste. Les messages ultérieurs ont reconnu l’erreur et rappelé les faits historiques, mais l’incident a mis en lumière les risques liés aux contenus générés par l’IA.
Outre la France, le Royaume-Uni mène également des enquêtes sur X et xAI. Le Information Commissioner’s Office et Ofcom examinent l’usage des données personnelles et l’absence de garde-fous pour empêcher la création d’images manipulées et nuisibles. Parallèlement, l’Union européenne a infligé une amende de 120 millions d’euros à X pour pratiques trompeuses sur sa plateforme.
Dans ce contexte, Elon Musk a annoncé que sa société SpaceX avait acquis xAI, combinant ainsi le chatbot Grok, la plateforme X et son entreprise de satellites Starlink.