« À Miss Univers, lorsque j’ai été juge l’année dernière, il n’y avait aucune transparence. Au final, les notes ont été présentées sur scène. En tant que juges, nous ne savions pas vraiment si ce que nous jugions correspondait réellement à ce qui se passait. Six des huit juges à qui j’ai parlé n’ont pas voté pour Fátima Bosch » Cette phrase, signée Natalie Glebova, membre du jury de Miss Univers 2025, aggrave de façon irrémédiable la crise de confiance autour de Miss Univers, dont l’élection s’est déroulée en novembre dernier.
Après la démission fracassante d’Omar Harfouch du jury, qui avait dénoncé la triche lors de l’élection de Fátima Bosch, c’est donc désormais Natalie Glebova qui enfonce le clou. L’ancienne Miss Univers 2005, qui avait été désignée membre du jury de Miss Univers en remplacement d’Omar Harfouch, vient de lâcher une véritable bombe. Actuellement membre du jury du concours MGI All Stars, elle a affirmé, lors du tournage d’un documentaire, que 6 des 8 juges n’avaient pas voté pour Fátima Bosch en novembre dernier, confirmant ainsi que le concours Miss Univers était totalement truqué.
« Je n’avais évidemment pas voté pour Miss Mexique »
Natalie Glebova raconte avoir été surprise par la victoire de Fátima Bosch, Miss Mexique, au point de mener ses propres vérifications en coulisses auprès d’autres jurés : « J’ai fait mes propres recherches en coulisses après la fin du jugement, et je voulais vraiment découvrir par moi-même ce que les autres juges pensaient de la compétition. Parce que lorsque j’ai vu les résultats finaux, je suis restée perplexe, car je n’avais évidemment pas voté pour Miss Mexique, pour Fátima Bosch. Je voulais donc me renseigner auprès des autres juges, et six des huit juges à qui j’ai parlé n’ont pas voté pour Fátima Bosch, Miss Mexique, d’après mes propres recherches. »
Contrairement au concours Miss Univers, le MGI All Stars, qui se déroule actuellement, est bien plus transparent
Comme pour enfoncer le clou, Natalie Glebova a comparé le concours Miss Univers avec le concours MGI All-Stars, qui se déroule actuellement en Thaïlande, pour montrer que la transparence est tout à fait possible : « Au concours MGI All-Stars, le système fonctionne impeccablement bien. Les notes sont saisies par tous les juges et elles sont immédiatement affichées pour que tout le monde puisse les voir. Donc, j’adore absolument cette transparence. » Une déclaration qui sonne comme une comparaison directe et cinglante avec Miss Univers, qui lui n’offrait aucune visibilité sur le vote du jury.
Une nouvelle charge après la démission d’Omar Harfouch
Ces déclarations donnent un nouvel écho à la démission retentissante d’Omar Harfouch du jury de Miss Univers. Celui-ci avait quitté le concours en dénonçant ce qu’il considérait comme de graves anomalies : absence de transparence, manipulation et conflits d’intérêts de Raúl Rocha, copropriétaire de Miss Univers, aujourd’hui recherché par la justice mexicaine pour ses liens avec les cartes, blanchiment, trafic de drogue et de carburant.
La Miss Universe Organization a tenté sans convaincre de contester ces accusations, mais le témoignage de Natalie Glebova vient définitivement décrédibiliser, s’il en était besoin, l’élection de Fátima Bosch et Raúl rocha.
MGI All Stars, un modèle de transparence
Le contraste est d’autant plus violent que Natalie Glebova parle aujourd’hui depuis un autre concours, MGI All Stars, où elle siège comme membre du jury aux côtés d’Omar Harfouch. Dans ce concours, les notes sont saisies par les juges puis affichées immédiatement, permettant à chacun de vérifier le processus. Un modèle qu’elle décrit comme transparent, lisible et efficace. Sa déclaration sonne donc également comme une critique frontale de Miss Univers : là où MGI All Stars rend les scores visibles, Miss Univers aurait laissé ses propres juges dans le flou.
Miss Univers a définitivement perdu toute crédibilité
Avec cette prise de parole, Natalie Glebova relance l’affaire Fátima Bosch et fragilise encore davantage la crédibilité de Miss Univers, pour peu qu’il lui en restait encore. Car lorsqu’une ancienne Miss Univers, devenue jurée, affirme publiquement que six des huit juges consultés n’ont pas voté pour la candidate finalement couronnée, l’organisation ne peut plus se contenter de réponses générales. Elle doit désormais répondre à une question simple : où sont les preuves que le vote des juges a bien été respecté ? Des preuves, on le sait très bien, qui ne viendront jamais…
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