À peine une heure après l’apparition de la fumée blanche, le protocardinal Dominique Mamberti est apparu au balcon de la basilique Saint-Pierre pour prononcer le traditionnel Habemus Papam. Le 267e successeur de Pierre est le cardinal américain d’origine française et italienne Robert Francis Prevost, il a notamment été en poste au Pérou. Dans l’émotion de l’instant, à peine sorti de la chambre des larmes, le nouveau souverain pontife a choisi de s’appeler Léon XIV, renouant ainsi avec une lignée papale qui n’avait plus été honorée depuis plus d’un siècle.
L’élection de Léon XIV s’est déroulée à une vitesse remarquable, signe d’un consensus fort au sein du conclave. Figure respectée de la Curie romaine, ancien préfet du Dicastère pour les évêques, le nouveau pape est attendu sur les grands défis qui secouent l’Église : crise de la foi en Occident, scandales à répétition, mais aussi rôle diplomatique dans un monde en tension. Sa première bénédiction urbi et orbi, très solennelle, a marqué le début d’un pontificat que beaucoup espèrent tourné vers la réconciliation et la fermeté doctrinale.