La Chambre des représentants des États-Unis a adopté mercredi une résolution visant à empêcher le président Donald Trump de poursuivre les opérations militaires contre l’Iran sans autorisation explicite du Congrès. Ce vote constitue un revers politique notable pour le président américain, alors que le conflit est entré dans son quatrième mois.
La résolution a été approuvée par 215 voix contre 208. Quatre élus républicains se sont joints aux démocrates pour soutenir le texte, illustrant les inquiétudes grandissantes au sein même du parti présidentiel concernant la conduite de la guerre.
Le texte demande le retrait des forces américaines engagées en Iran, sauf si le Congrès déclare officiellement la guerre ou autorise l’usage de la force militaire. Ses partisans estiment que la Constitution confère au Congrès, et non au président seul, le pouvoir de décider de l’entrée du pays dans un conflit armé de grande ampleur.
Dans l’immédiat, la portée de cette décision reste toutefois limitée. Pour entrer en vigueur, la résolution doit encore être adoptée par le Sénat. De plus, la validité juridique des résolutions sur les pouvoirs de guerre continue de faire l’objet de débats parmi les spécialistes du droit constitutionnel américain.
Malgré son caractère essentiellement symbolique à ce stade, le vote met en lumière un malaise croissant parmi certains républicains. Plusieurs tentatives similaires avaient déjà été examinées ces derniers mois, mais elles avaient été rejetées par des marges de plus en plus réduites. Les dirigeants républicains de la Chambre avaient même repoussé un précédent vote le mois dernier face au risque d’une adoption.
Cette nouvelle défaite parlementaire intervient alors que Donald Trump doit également faire face à des désaccords au Congrès sur d’autres dossiers internationaux, notamment l’aide à l’Ukraine. À quelques mois des élections de mi-mandat de novembre, les démocrates espèrent exploiter ces divisions tout en mettant l’accent sur les questions économiques et le coût des conflits extérieurs pour les contribuables américains.
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