L’entrepreneur internet Kim Dotcom a perdu mercredi son dernier appel visant à bloquer son extradition de Nouvelle-Zélande vers les États-Unis, où il est poursuivi dans une affaire liée à la plateforme de partage de fichiers Megaupload, aujourd’hui disparue.
La Cour d’appel de Nouvelle-Zélande a estimé qu’il n’existait aucun fondement juridique permettant d’empêcher cette extradition, selon une copie du jugement. Cette décision constitue une nouvelle étape défavorable pour l’entrepreneur, qui conteste son transfert vers la justice américaine depuis plus d’une décennie.
Kim Dotcom, né en Allemagne et résident en Nouvelle-Zélande, est visé depuis 2012 par des procédures judiciaires engagées à la suite d’un raid du FBI dans sa résidence d’Auckland. Il avait été arrêté dans le cadre d’une enquête d’ampleur internationale portant sur le site Megaupload.
Selon les autorités américaines, Kim Dotcom et plusieurs anciens dirigeants de la plateforme auraient permis la diffusion massive de contenus protégés par le droit d’auteur, causant des pertes estimées à plus de 500 millions de dollars pour les industries du cinéma et de la musique. Le site aurait par ailleurs généré plus de 175 millions de dollars de revenus.
L’entrepreneur, qui était en liberté sous caution, dispose encore d’une ultime possibilité de recours devant la Cour suprême de Nouvelle-Zélande. Aucune réaction immédiate de sa part n’a été communiquée après la décision, selon son avocat.
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