Une semaine après les puissants séismes qui ont frappé le Venezuela, des centaines de rescapés sont toujours hébergés dans des centres d’accueil improvisés. À La Guaira, l’État le plus durement touché par la catastrophe, de jeunes bénévoles ayant eux-mêmes perdu leur logement coordonnent les opérations d’assistance aux sinistrés.
Installé dans une ancienne salle de classe de l’école République du Panama, un centre de commandement fonctionne jour et nuit pour gérer l’aide d’urgence. Les radios restent en activité permanente tandis que les équipes médicales se relaient. Fait remarquable, les responsables de cette organisation sont de jeunes volontaires âgés de 20 à 27 ans, tous membres de la branche jeunesse du parti socialiste vénézuélien.
Le refuge accueille plus de 350 personnes ayant perdu leur habitation après les deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 survenus le 24 juin à moins d’une minute d’intervalle. Selon le dernier bilan officiel, plus de 2 200 personnes ont trouvé la mort, un chiffre qui pourrait encore augmenter à mesure que les recherches se poursuivent.
Les bénévoles ont également développé un logiciel permettant d’enregistrer les habitants accueillis dans le centre afin de mieux organiser la distribution de l’aide et le suivi des familles. La plupart des personnes hébergées ont perdu un proche, leur maison ou les deux lors de la catastrophe.
Ironie tragique de la situation, nombre de ces volontaires sont eux aussi devenus sans-abri après les séismes. Malgré leur propre précarité, ils poursuivent leurs efforts pour assurer le fonctionnement du refuge et apporter un soutien aux survivants, illustrant l’ampleur de la mobilisation locale face à l’une des catastrophes les plus meurtrières qu’ait connues le pays ces dernières années.
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