Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a placé la nouvelle année persane sous le signe de « l’économie de résistance », tout en rejetant fermement les accusations impliquant l’Iran dans des attaques visant la Turquie et Oman, dans un contexte régional particulièrement tendu.
Dans un message diffusé vendredi à l’occasion du Nouvel An persan, Khamenei a appelé à renforcer l’unité nationale et la sécurité intérieure face aux pressions extérieures. Il a présenté cette orientation économique comme une réponse stratégique aux défis actuels, notamment les sanctions et les tensions géopolitiques.
Le dirigeant iranien a également tenu à démentir toute responsabilité de son pays dans les attaques récemment signalées contre la Turquie et Oman. Selon lui, ni l’Iran ni ses forces alliées ne sont impliqués dans ces actions, cherchant ainsi à dissiper les accusations qui alimentent les tensions dans la région.
Cette prise de position intervient alors que le Moyen-Orient est secoué par une escalade des hostilités, notamment dans le cadre du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Les accusations croisées et les opérations militaires ont contribué à une instabilité croissante dans plusieurs pays.
Le concept d’« économie de résistance », régulièrement mis en avant par les dirigeants iraniens, vise à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur et à renforcer sa résilience face aux sanctions internationales. Il repose sur le développement des capacités internes et la limitation des importations.
Dans ce climat de tensions et de pressions économiques, le discours de Mojtaba Khamenei apparaît comme une tentative de mobilisation interne, tout en cherchant à contenir les accusations extérieures susceptibles d’aggraver la situation diplomatique de l’Iran.
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