À quelques jours du sommet de l’OTAN prévu à Ankara les 7 et 8 juillet, la Turquie a mis en avant son patrimoine culinaire comme outil diplomatique. Le directeur de la communication de la présidence turque, Burhanettin Duran, a reçu dimanche des journalistes internationaux autour d’un dîner visant à illustrer ce que les autorités présentent comme une stratégie de « gastrodiplomatie ».
Selon Burhanettin Duran, les expériences culinaires partagées peuvent créer des liens plus profonds que les échanges diplomatiques formels. « Parfois, un repas partagé autour d’une table peut exprimer ce que des pages de documents ne peuvent pas », a-t-il déclaré devant les journalistes réunis à Ankara.
Le responsable a présenté le programme baptisé « Le modèle de gastrodiplomatie de la Turquie : la table du patrimoine », dans lequel la cuisine est décrite comme un outil de soft power. Il a insisté sur l’idée d’une table sans hiérarchie, symbole d’égalité et de dialogue, fondée sur des traditions locales de convivialité.
Burhanettin Duran a également évoqué l’importance culturelle et internationale de la gastronomie turque, citant plusieurs villes reconnues par l’UNESCO pour leur patrimoine culinaire, comme Gaziantep, Hatay et Afyonkarahisar. Il a salué les initiatives de promotion de la cuisine turque, notamment la Semaine de la cuisine turque soutenue par la Première dame Emine Erdoğan.
La démarche s’inscrit aussi, selon lui, dans une logique de durabilité, avec la mise en avant de pratiques comme le « zéro déchet » et la valorisation des produits locaux. La cuisine turque est ainsi présentée comme un vecteur de valeurs universelles et d’influence culturelle.
Plusieurs journalistes internationaux présents à l’événement ont salué l’hospitalité turque et la démarche symbolique. Certains ont souligné l’importance stratégique du sommet de l’OTAN dans le contexte des tensions internationales, notamment la guerre en Ukraine et les débats sur la sécurité en Europe.
Pour Ankara, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer son rôle de pont entre l’Est et l’Ouest, en combinant diplomatie traditionnelle et instruments d’influence culturelle à l’approche d’un sommet où les questions de défense et de coopération transatlantique seront au cœur des discussions.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.