Au Venezuela, au moins quinze journalistes, parmi lesquels Roland Carreño, figure emblématique de l’opposition, ont retrouvé la liberté
Au Venezuela, au moins quinze journalistes, parmi lesquels Roland Carreño, figure emblématique de l’opposition, ont retrouvé la liberté

Les autorités vénézuéliennes ont procédé mercredi à la libération d’au moins quinze professionnels des médias, parmi lesquels Roland Carreño, journaliste et figure de l’opposition. Ces remises en liberté interviennent dans un contexte politique tendu, quelques jours après l’annonce par le pouvoir d’un geste d’apaisement envers des détenus considérés comme politiques.

Des chiffres contestés et des libérations progressives


Le gouvernement évoque plus d’une centaine de personnes relâchées depuis le début du mois, mais les ONG de défense des droits humains avancent un bilan nettement inférieur. Selon le Syndicat national des travailleurs de la presse et l’organisation Foro Penal, plusieurs journalistes ont déjà rejoint leurs proches, tandis que d’autres nécessitent un suivi médical après leur détention

Arrêté une nouvelle fois lors des troubles ayant suivi l’élection présidentielle contestée de 2024, Roland Carreño avait déjà connu la prison par le passé. Les organisations indépendantes estiment que le pays compte encore entre 800 et 1 000 prisonniers politiques, malgré ces libérations partielles, alors que Caracas fait face à une pression diplomatique accrue, notamment de la part des États-Unis.

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