Le préavis de grève déposé par la CGT-RATP débute ce lundi 28 septembre à 19 heures, sans date de fin annoncée. Pour autant, les voyageurs ne devraient pas connaître de perturbations majeures ce lundi : selon les indications rapportées dimanche par Le Parisien, la Régie anticipe un fonctionnement normal des lignes qu’elle exploite. Les autres syndicats de l’entreprise n’appellent pas à cesser le travail. Le caractère « illimité » du préavis décrit donc sa durée possible, sans préjuger de l’ampleur de la mobilisation.
La CGT réclame notamment des mesures de pouvoir d’achat et la réouverture des négociations salariales. Parmi ses demandes figurent une prime carburant de 600 euros, une revalorisation de l’allocation de déplacement destinée aux agents travaillant en horaires décalés et une indexation des salaires sur l’inflation. Le syndicat juge insuffisantes les réponses apportées par la direction. Il entend inscrire cette mobilisation dans la durée, mais les conséquences sur le service dépendront du nombre d’agents qui décideront effectivement de participer.
La participation des agents détermine les perturbations
Dans les services publics, un préavis fixe notamment les motifs, le périmètre et le début du mouvement, ainsi que sa durée, limitée ou non. Il n’impose pas aux salariés de faire grève pendant toute la période couverte. Un préavis peut donc rester ouvert sans entraîner chaque jour des arrêts de travail massifs. À la RATP, l’absence d’appel commun des organisations syndicales constitue un élément du contexte, mais elle ne permet pas, à elle seule, de prévoir la participation dans chaque métier ou sur chaque ligne. Légifrance
Les prévisions de circulation reposent sur des informations plus précises que le seul dépôt du préavis. Dans les transports terrestres de voyageurs, les salariés appartenant aux catégories concernées par le dispositif de prévisibilité doivent déclarer leur intention de participer au moins quarante-huit heures à l’avance. Ces déclarations permettent à l’employeur d’organiser le service. Pour les usagers, un trafic annoncé normal lundi ne constitue toutefois pas une garantie pour toute la durée du conflit : les informations actualisées ligne par ligne restent le meilleur indicateur pour préparer les déplacements des jours suivants. Légifrance

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