Eva Ionesco a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre l’avocat Emmanuel Pierrat, qu’elle accuse de détenir et de receler des photographies à caractère pornographique prises lorsqu’elle était enfant. La procédure a été transmise au parquet de Paris par ses avocats, Mes Lisa Gordet et Benjamin Chouai. L’autrice de 61 ans cherche depuis plusieurs décennies à empêcher la conservation, l’exposition et la commercialisation de ces clichés réalisés par sa mère, la photographe Irina Ionesco.
Emmanuel Pierrat, proche d’Irina Ionesco et chargé de l’exécution de son testament après sa mort en 2022, aurait récupéré plusieurs photographies malgré des décisions judiciaires destinées à en limiter la diffusion, selon la plainte. Eva Ionesco l’accuse de les avoir exposées dans son cabinet, diffusées sans son consentement et proposées discrètement à la vente. Contacté par l’AFP, l’avocat n’a pas répondu à ces accusations et demeure présumé innocent.
Une première plainte classée faute de preuves suffisantes
Une plainte simple avait déjà été classée sans suite au début du mois de mai, les éléments réunis ayant été jugés insuffisants. Eva Ionesco regrette toutefois qu’aucune perquisition n’ait été menée dans le cabinet de l’avocat afin de rechercher les photographies. Elle affirme également avoir dû intervenir en urgence pour empêcher une nouvelle vente aux enchères organisée au cours du même mois.
Ses avocats présentent cette nouvelle procédure comme le seul moyen d’obtenir la saisie des clichés et de mettre fin à leur circulation. Photographiée par sa mère entre l’âge de quatre et onze ans, Eva Ionesco dénonce depuis longtemps les conséquences psychologiques et publiques de cette exposition. La justice devra désormais déterminer si Emmanuel Pierrat détient effectivement ces images et si les infractions dénoncées dans la plainte peuvent être caractérisées.
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