Un incendie volontaire a gravement endommagé le collège Jean-François-Champollion, dans le quartier des Grésilles à Dijon, dans la nuit de vendredi 12 décembre à samedi 13 décembre. Le feu, déclenché peu après 1 heure du matin, a rendu l’établissement inutilisable pour plusieurs mois et contraint à une fermeture prolongée. Les autorités locales privilégient clairement la piste d’un acte intentionnel.
Des représailles soupçonnées après le durcissement des opérations policières
Selon le préfet de Côte-d’Or, l’attaque aurait été menée par plusieurs individus agissant de manière coordonnée. Les enquêteurs ont relevé plusieurs départs de feu simultanés, renforçant l’hypothèse d’une opération préparée. Pour l’État, cet incendie pourrait s’inscrire dans une logique de représailles liées aux actions menées ces derniers mois contre le trafic de stupéfiants dans le quartier, marqué par une intensification des interpellations et des saisies.
Plusieurs responsables politiques estiment que l’établissement scolaire a été visé en tant que symbole public, dans un contexte local déjà marqué par d’autres atteintes à des équipements collectifs. Une enquête pour dégradations volontaires par incendie a été ouverte par le parquet de Dijon afin d’identifier les auteurs et de déterminer les responsabilités. En attendant, les services de l’Éducation nationale et le conseil départemental travaillent à la réaffectation des élèves dans d’autres collèges dès les prochains jours.