Rafael Nadal revient sur plusieurs épisodes marquants de sa carrière dans le documentaire Rafa, consacré à son parcours et diffusé sur Netflix à partir du 29 mai. L’ancien joueur espagnol y évoque ses problèmes de santé mentale, ses douleurs au pied gauche et son recours à des anti-inflammatoires pour continuer à jouer au plus haut niveau. Vainqueur de 22 tournois du Grand Chelem, dont 14 titres à Roland-Garros, Rafael Nadal a longtemps été associé à une image de résistance physique et mentale. Dans ce documentaire, il expose pourtant une période beaucoup plus fragile de sa vie, notamment en 2015, année durant laquelle il n’a remporté aucun tournoi majeur.
Une année 2015 sans titre en Grand Chelem
Rafael Nadal explique avoir traversé une « période très difficile » en 2015, qui a duré « environ un an ». Cette saison-là, l’Espagnol n’a pas remporté de titre du Grand Chelem, une première depuis dix ans. À Roland-Garros, Rafael Nadal avait été éliminé en quart de finale par Novak Djokovic. Il lui faudra attendre 2017 pour retrouver un titre dans l’un des quatre tournois majeurs, avec une nouvelle victoire sur la terre battue parisienne.
« Je devais tout régler tout seul »
Dans le documentaire, Rafael Nadal reconnaît avoir longtemps pensé qu’il devait gérer seul ses difficultés, en particulier celles liées à la compétition : « J’ai toujours pensé que je devais tout régler tout seul, surtout ce qui se passe sur un court de tennis. Ça ne me semblait pas assez grave pour demander de l’aide », confie Rafael Nadal. Mais selon lui, le problème a fini par dépasser le cadre sportif. L’anxiété s’est aussi manifestée dans sa vie quotidienne : « À un moment donné, il ne s’agissait plus seulement des émotions ou de la pression pendant les matchs. En dehors du court, j’en arrivais à sortir me promener avec une bouteille d’eau parce que j’avais l’impression d’étouffer avec ma propre salive. »
Psychologue, puis psychiatre
Rafael Nadal explique avoir d’abord consulté une psychologue, avant de se tourner vers un psychiatre lorsque l’accompagnement ne lui a pas semblé suffisant : « C’est là que j’ai compris que j’avais vraiment un problème et que je devais me faire aider », raconte Rafael Nadal. « Je suis d’abord allé voir une psychologue, mais je sentais que cela ne suffisait pas. Je me suis donc tourné vers un psychiatre. On m’a prescrit un traitement qui, au fil des mois, m’a aidé à aller mieux. »
Le pied gauche, un problème ancien
Rafael Nadal revient également sur son pied gauche, une blessure chronique qui a pesé sur une grande partie de sa carrière. Dès 2005, l’Espagnol avait craint de devoir arrêter le tennis en raison de cette douleur. Pour continuer à jouer, Rafael Nadal a utilisé une semelle spécifique. Selon lui, cette solution lui a permis de poursuivre sa carrière, mais elle a aussi eu des conséquences physiques importantes : « La semelle, qui m’a permis de continuer à jouer, a évité cette blessure, mais elle a en même temps modifié l’équilibre de mon corps et c’est de là que sont apparus de nombreux autres problèmes physiques », explique Rafael Nadal. « Paradoxalement, cette solution a à la fois sauvé ma carrière et engendré nombre des difficultés que j’ai rencontrées au fil des ans », ajoute-t-il.
Des anti-inflammatoires pour supporter la douleur
Dans Rafa, Rafael Nadal évoque aussi son recours aux analgésiques et aux anti-inflammatoires afin de limiter la douleur au pied et de rester compétitif : « Je me disputais souvent avec mon kinésithérapeute car il ne voulait pas que j’abuse des anti-inflammatoires, alors que je sentais que je n’avais pas le choix », confie Rafael Nadal.
Ces déclarations montrent l’impact de ses blessures sur sa carrière. Malgré ces difficultés, Rafael Nadal a remporté 22 titres du Grand Chelem, dont 14 à Roland-Garros, avant de mettre un terme à sa carrière professionnelle.
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