Les recettes issues des diamants en Namibie ont été dépassées pour la première fois par celles provenant d’autres minerais, a indiqué la Chambre des mines, l’envolée des prix de l’or et l’augmentation de la production d’uranium ayant compensé la faiblesse persistante du marché du diamant.
Historiquement, les diamants ont constitué l’un des piliers des finances publiques namibiennes, représentant environ 30 % des recettes d’exportation. Mais le secteur du diamant naturel subit une baisse des prix depuis la mi-2022, en grande partie liée à la popularité croissante des diamants de synthèse sur les marchés internationaux.
Dans ce contexte, l’or a bénéficié de cours records, tandis que l’uranium a profité d’une demande accrue et d’une intensification de la production, notamment dans les grandes mines du désert du Namib. Ces deux ressources ont ainsi permis d’accroître les recettes fiscales et d’amortir le choc lié au ralentissement du diamant.
La Chambre des mines souligne que cette évolution marque un tournant pour l’économie namibienne, longtemps dépendante d’un nombre limité de produits miniers. La diversification des sources de revenus apparaît désormais comme un facteur clé de stabilité budgétaire.
Les autorités espèrent que cette tendance se confirmera à moyen terme, tout en restant attentives à la volatilité des marchés des matières premières et aux défis liés à l’exploitation durable des ressources naturelles.