Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau peut compter sur le soutien sans faille de la majorité sénatoriale LR pour porter haut la fermeté migratoire. Ce mardi, deux propositions de loi seront examinées au Sénat, traduisant en actes les engagements du ministre et répondant aux attentes d’une opinion publique lassée de l’impuissance face à l’immigration illégale.
Premier chantier : allonger la durée maximale de rétention administrative des étrangers délinquants ou criminels, aujourd’hui limitée à 90 jours, à 180 jours voire 210 jours dans des cas spécifiques. Une mesure forte, incarnée par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, qui vise à éviter de nouveaux drames comme celui de l’étudiante Philippine, assassinée en 2023 par un étranger sous OQTF. Bruno Retailleau, déterminé, n’exclut pas d’aller encore plus loin en portant cette durée maximale à 18 mois, preuve de sa volonté de protéger les Français face aux menaces.
Deuxième texte d’importance : conditionner l’accès à certaines prestations sociales — allocations familiales, APL, APA — à deux années de résidence régulière en France. Une disposition censurée dans une version précédente mais corrigée, afin de lutter contre les effets d’aubaine et freiner l’appel d’air migratoire suscité par notre modèle social.
Critiqué par ses adversaires politiques mais soutenu par les sénateurs LR, Bruno Retailleau avance avec méthode et courage. Tandis que la gauche dénonce une prétendue « course à l’extrême droite », le ministre de l’Intérieur répond, lui, à l’appel de la responsabilité et au désir de sécurité exprimé par une large majorité des Français. Les prochains mois diront si le gouvernement saura suivre cette voie ferme et lucide tracée au Sénat.