Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a confié à Ron Dermer, son proche conseiller et allié de longue date, la direction des négociations israéliennes pour la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Cette responsabilité, auparavant assurée par le chef du Mossad, David Barnea, revêt une importance stratégique majeure.
Âgé de 53 ans, Dermer s’impose comme l’un des hommes les plus influents du gouvernement israélien et l’un des plus proches de Netanyahou. Sa mission sera cruciale dans les mois à venir : garantir les intérêts d’Israël, obtenir la libération des otages, maintenir la stabilité de la coalition au pouvoir et renforcer les relations avec l’administration américaine, notamment avec l’envoyé de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.
Un haut responsable israélien souligne que Netanyahou place une grande confiance en Dermer, estimant que cette nouvelle phase des négociations dépasse le cadre d’un simple accord sur les otages. Elle englobe des enjeux politiques, diplomatiques et sécuritaires déterminants pour l’avenir de Gaza, la normalisation avec l’Arabie saoudite et la gestion du conflit avec l’Iran. L’objectif serait d’aligner ces discussions avec la vision stratégique de la future administration Trump.
Reconnu pour sa proximité avec les républicains américains et son vaste réseau d’influence à Washington, Dermer entretient des relations privilégiées avec le Congrès et la communauté évangélique. Né en 1971 à Miami, il a étudié aux États-Unis avant de faire carrière entre Israël et Washington, notamment comme ambassadeur d’Israël aux États-Unis de 2013 à 2021.
Son rôle ne se limite pas à son poste de ministre des Affaires stratégiques. Il est une figure clé des négociations en cours et exerce une influence considérable sur Netanyahou, notamment lorsque des divergences apparaissent entre les intérêts israéliens et les attentes américaines. Des médias israéliens rapportent qu’il a été un acteur majeur dans la décision d’autoriser l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza sous la pression de l’administration Biden.
L’année dernière, il a également joué un rôle central dans la réconciliation entre Netanyahou et Trump, facilitant leur rapprochement après une période de tensions.
Concernant la libération des otages, Dermer s’est engagé en faveur d’un accord, bien qu’il ait parfois adopté une approche prudente lorsque Netanyahou se montrait réticent. Il avait tenté de le convaincre d’accepter un accord proposé par Joe Biden en mai dernier, mais face aux hésitations du Premier ministre, il n’a pas insisté.
Reste à savoir si Ron Dermer parviendra à mener cette nouvelle phase des négociations avec succès et à obtenir des résultats concrets dans un contexte géopolitique aussi délicat.
Ron Dermer réussira-t-il à mener les négociations de la deuxième phase et à mettre fin à la guerre ?