La Chine accueille la Russie et l’Iran dans le cadre de discussions trilatérales sur le programme nucléaire de Téhéran, vendredi, selon le ministère des Affaires étrangères à Pékin.
Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que « les trois parties échangeront leurs points de vue sur le dossier nucléaire iranien et d’autres questions d’intérêt commun ».
La réunion sera présidée par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, accompagné de ses homologues russe, Sergueï Riabkov, et iranien, Kazem Gharib Abadi, selon l’Agence France-Presse.
À Téhéran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a confirmé dans un communiqué que les discussions de vendredi se concentreront sur « l’évolution du dossier nucléaire et la levée des sanctions » imposées à l’Iran.
Sous la présidence de Donald Trump, qui a pris fin en 2021, Washington s’était retiré de l’accord historique qui imposait des restrictions au programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions. Trump avait alors rétabli ces sanctions contre Téhéran.
L’Iran avait respecté l’accord signé en 2015 pendant un an après le retrait américain, avant de commencer progressivement à se délier de ses engagements. Toutes les tentatives de relancer l’accord avaient alors échoué.
Il est à noter que la mission iranienne auprès des Nations unies a déclaré que Téhéran envisagerait des négociations avec les États-Unis si l’objectif était de répondre aux préoccupations concernant la production d’armes nucléaires, tout en rejetant toute tentative de démantèlement du programme. Dans un message publié dimanche sur la plateforme « X », la mission a affirmé que si l’objectif des discussions était le démantèlement du programme nucléaire iranien « pacifique », « de telles négociations n’auront jamais lieu ».
Donald Trump a exprimé son souhait de négocier un nouvel accord nucléaire avec l’Iran et a proposé à Téhéran d’engager des discussions. Il a également réitéré sa politique de « pression maximale » adoptée lors de son premier mandat, visant à isoler l’Iran de l’économie mondiale et à réduire à zéro ses exportations de pétrole.
Confirmation iranienne
L’agence de presse iranienne « Tasnim » a rapporté ce mercredi qu’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait confirmé la tenue d’une réunion trilatérale entre l’Iran, la Chine et la Russie à Pékin vendredi prochain.
Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré aux journalistes que la réunion de Pékin se déroulerait au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères et qu’elle se concentrerait sur les développements liés au programme nucléaire de Téhéran et à la levée des sanctions.
Cette annonce intervient après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré plus tôt dans la journée que l’Iran organiserait une réunion trilatérale avec la Chine et la Russie dans les prochains jours pour discuter de l’évolution des négociations nucléaires.
Le ministre a également indiqué que l’Iran menait des discussions avec les trois pays européens du groupe E3 — le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne — et qu’un nouveau cycle de négociations commencerait bientôt, parallèlement à des discussions distinctes avec la Chine et la Russie.
Abbas Araghchi a également qualifié de « précédent surprenant » la demande de réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU, remettant en question les intentions des pays ayant fait cette demande.
Plus tôt cette semaine, des médias ont rapporté que le Conseil de sécurité de l’ONU tiendrait une réunion à huis clos ce mercredi pour discuter de l’augmentation des stocks iraniens d’uranium enrichi, proche du niveau nécessaire à la fabrication d’armes. Six membres du Conseil de sécurité (la France, la Grèce, le Panama, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis) auraient demandé cette réunion.
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères a confirmé aujourd’hui qu’un émissaire d’un pays arabe transmettrait à l’Iran un message du président américain Donald Trump, sans préciser de quel pays il s’agissait. L’agence « Tasnim » a rapporté que le ministre avait déclaré : « Le message de Trump a été rédigé, mais il n’a pas encore été transmis à l’Iran », sans donner plus de détails sur son contenu.
Réunion trilatérale entre la Chine, la Russie et l’Iran pour des discussions nucléaires