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Alors que les tensions s’exacerbent autour du « conclave » sur les retraites, les principaux syndicats doivent se réunir ce mercredi pour décider de leur maintien ou non dans les discussions. Après le refus catégorique de François Bayrou d’un retour à la retraite à 62 ans, plusieurs organisations, dont la CGT et l’U2P, envisagent sérieusement de quitter la table des négociations.

Si la CFDT et la CFTC veulent encore croire à des avancées sur des sujets comme la pénibilité et les droits des femmes, la CGT, elle, consulte ses instances depuis lundi et semble prête à un retrait. Force Ouvrière, qui avait déjà quitté la négociation dès son lancement, pourrait être rejointe par un syndicat de poids, ce qui fragiliserait encore davantage l’initiative gouvernementale. Le gouvernement, de son côté, tente de maintenir le processus en vie, arguant que le dialogue social doit se poursuivre jusqu’à son terme.

Pour l’exécutif, ce conclave est crucial, car il permet d’éviter une motion de censure que le Parti socialiste garde en réserve. Olivier Faure a prévenu que cette option restait « sur la table » si le gouvernement ne respectait pas son engagement d’aller au bout des négociations. Mais face aux divisions croissantes entre les syndicats et la fermeté du gouvernement sur l’âge légal, la perspective d’un accord semble de plus en plus illusoire.

Du côté du patronat, l’U2P a déjà claqué la porte, dénonçant un « jeu de dupes » qui aboutirait inévitablement à une contribution accrue des entreprises. Le Medef, quant à lui, hésite encore mais pose comme condition la garantie d’un équilibre financier du système sans augmentation des cotisations. Si la CFDT ou le Medef venaient à se retirer, le conclave pourrait s’effondrer définitivement, laissant le gouvernement face à une crise sociale majeure.

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